Le mouvement Slow Food : consommer autrement !

En moyenne, les Français consacrent 38 minutes à leur déjeuner et seulement 13 minutes s’ils déjeunent sur leur lieu de travail. En réaction à la frénésie de vitesse qui a saisi la culture des sociétés post-industrielles et au concept du fast food qui standardise les goûts, le mouvement Slow Food se pose en dissident. Il aide le consommateur à devenir un gastronome averti. Ce mouvement, devenu aujourd’hui une association internationale, s’oppose ainsi à l’appauvrissement du patrimoine alimentaire de l’humanité, et cherche à promouvoir l’alimentation et les traditions culinaires locales.

Si le Slow Food existe depuis de nombreuses années, cette initiative prend tout son sens aujourd’hui : après le confinement, 80% des Français souhaitent consommer plus responsable, notamment en privilégiant des produits locaux (source : Opinion Way pour Max Havelaar).

Découvrez les principes de cette démarche éco gastronomique, en lien avec le slow-tourisme, et réinventez vos façons de manger ! 

Histoire

Le mouvement Slow Food est né en 1986 en réaction au projet d’implanter un établissement de restauration rapide sur la célèbre Place d’Espagne, à Rome. Le chroniqueur gastronomique Carlo Petrini et ses collègues de la société gastronomique italienne Arcigola décident alors de promouvoir les valeurs opposées au fast-food, avec le soutien d’artistes et d’intellectuels italiens.

En 1989, ce mouvement devient une association internationale, dont le siège se trouve à Bra, au sud de Turin. Elle est désormais présente dans une cinquantaine de pays, dont la France.

Le Slow Food en 4 principes

PRENDRE LE TEMPS : Le Slow Food nous rappelle les vertus de la lenteur pour renouer avec les traditions culinaires et redécouvrir les plaisirs de la table en toute convivialité. Manger devient dès lors un moment de partage et de découvertes. Comme son nom et son logo le suggèrent, l’association Slow Food incite aussi les consommateurs à ralentir la cadence et à prendre le temps de choisir les aliments, de les connaître, de les cuisiner et de les savourer.

MANGER RESPONSABLE : Le Slow Food comporte aussi des actions en faveur de la biodiversité. Sa démarche résolument tournée vers la gastronomie et le plaisir gustatif se veut également respectueuse de l'environnement, en favorisant les circuits courts et en soutenant un modèle d'agriculture moins intensif et nocif.

  • Une bonne adresse à Strasbourg :
    La Nouvelle Douane : Vente directe de produits fermiers avec des produits frais, de saison, cultivés ou élevés localement ! Comme sur un marché, vous y rencontrerez les producteurs, qui tiennent eux-mêmes cette boutique de 250 m².

METTRE A L'HONNEUR LA QUALITE : Le Slow Food a également pour vocation d’éveiller le goût du public à une nourriture de qualité. Les tenants de ce mouvement veulent s’assurer qu’il restera toujours une place pour les aliments de nature artisanale.

L’EDUCATION DU GOÛT : Il s’agit d’expliquer l'origine des aliments et les conditions socio-historiques de leur production, et faire découvrir les producteurs d'ici et d'ailleurs.

  • De bons producteurs à Strasbourg et environs :
    Le Jardin de Marthe : Un maraîcher bio au cœur de la Robertsau.
    La Coccinelle d’Alsace : Produit des légumes biologiques et propose à la vente notamment des paniers de légumes de saison.
    Jus de fruits Moi moche et bon : Disponibles dans de nombreux commerces à Strasbourg, ces jus de fruits 100% alsaciens permettent aussi de lutter contre le gaspillage alimentaire.
 

Un mouvement international

Aujourd’hui, le Slow Food est un mouvement international qui compte environ 82 000 membres répartis dans une cinquantaine de pays. L’Italie, avec ses 35 000 membres, est toujours l’épicentre du phénomène.

En plus de tenir des activités conviviales portant sur l'éducation du goût et la découverte des saveurs locales en danger de disparition, le Slow Food encourage la réappropriation, en matière d’alimentation, des savoir-faire artisanaux qui glissent dans l'oubli sous la pression d'un productivisme effréné. L’association effectue ainsi de nombreuses actions concrètes, comme par exemple :

  • Organiser et financer des activités de nature à assurer la sauvegarde de la diversité du patrimoine agro-alimentaire et de la richesse des traditions culinaires du monde (Fondation Slow Food pour la Biodiversité)
  • Répertorier et protéger des variétés de plantes alimentaires ou d’animaux d’élevage menacés de disparition par l’uniformisation de la production agricole industrielle. Cette initiative, nommée Arche du goût, est une sorte d’Arche de Noé virtuelle, qui permet aux aliments répertoriés d’être protégés du déluge annoncé ! 

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