La carte de vœux de la Fondation Œuvre Notre-Dame - Eric Fischer

Depuis 2013, Éric Fischer est Directeur de la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame, l’une des plus vieilles institutions strasbourgeoises. Elle a pour raison d'être l'entretien, la conservation et la restauration de la Cathédrale de Strasbourg. En cette fin d’année si particulière, Éric nous parle de la Fondation et présente ses vœux pour 2021. 

Carte de vœux de la Fondation Œuvre Notre-Dame

Pouvez-vous me présenter la Fondation Œuvre Notre Dame ?

Elle trouve ses origines au début du 13ème siècle, elle a été fondée par le clergé pour assurer le financement et la conduite des chantiers de construction de la Cathédrale de Strasbourg mais est rapidement passée sous le contrôle de la municipalité. C’est ce lien, cette tutelle municipale, qui lui a permis de survivre à toutes les crises sociales, sanitaires et politiques pour continuer d’exercer jusqu’à aujourd’hui et sans interruption ses missions. La Ville est toujours présente puisqu’elle soutient l’Œuvre Notre Dame, notamment en assurant un tiers de son financement. Si tout se passe bien, l’UNESCO devrait reconnaitre fin décembre 2020 l’ensemble de nos pratiques au titre du patrimoine culturel immatériel, dans le cadre d’une candidature internationale regroupant 18 ateliers issus de 5 pays (France, Allemagne, Suisse, Autriche, Norvège). Ce sera l’aboutissement de cinq années de travail !

Comment avez-vous vécu l’année 2020 jusqu’à présent ?

C’est évidemment une année exceptionnelle avec les problématiques sanitaires et ses deux confinements successifs qui ont mis un coup d’arrêt à nos activités. J’ai été surpris par les capacités d’adaptation dont nous avons su faire preuve pour maintenir le service. Le confinement du printemps a interrompu nos chantiers sur la cathédrale, mais dès le second les travaux ont pu être maintenus et nous avons fonctionné quasi normalement en aménageant nos procédures.

Comment vous-êtes-vous adapté au contexte ?

Comme beaucoup d’entreprises, il fallait se serrer les coudes, faire preuve d’imagination pour trouver des solutions, adapter nos modes de fonctionnement et notre organisation. Il y a les exigences de protection sanitaires que nous mettons en œuvre en interne, tout comme la dématérialisation de ce qui peut l’être pour favoriser le télétravail. Mais d’une façon plus générale, nous travaillons davantage et mieux avec les autres institutions, notamment les établissements municipaux tels que les musées ou le 5ème lieu.

Quels ont été malgré tout les points positifs cette année ?

La solidarité et l'inventivité entre personnes et institutions mais également le retour de nos visiteurs cet été après le premier confinement. Beaucoup de locaux en ont profité pour redécouvrir leur région, leur ville et leur Cathédrale, c'est positif et ça fait du bien !

Comment appréhendez-vous 2021 ?

Avec espoir et optimisme !

Quels sont vos vœux pour la culture et le tourisme ? Et pour les alsaciens ?

Après cette année 2020 compliquée qui a particulièrement touché les secteurs de la culture et du tourisme, je leur souhaite une année sous le signe d’un nouvel élan, et pourquoi pas plus de collaborations et de liens à tisser entre différents acteurs strasbourgeois.
En ce qui concerne les alsaciens, je leur souhaite évidemment un monde plus apaisé, plein d'art, de culture et de patrimoine et tout ceci sans aller bien loin !

Une devise ? Un mot de la fin ?

800 ans et toujours innovante, ma devise pour l'Œuvre Notre-Dame est que cela continue pour les 800 années à venir !
 

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